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Améliorer la qualité de l'air au bureau :
Pourquoi et comment ?

En France, l’Observatoire de la Qualité d’air intérieur (OQAI) constate qu’un tiers des locaux tertiaires, soit un bureau sur deux, n’est pas équipé d’un dispositif de ventilation et de traitement d’air adéquat.

Pire encore, toujours selon l’OQAI, 7 % de ces espaces de travail seraient multipollués… Pourtant, saviez-vous que la qualité de l’air au travail avait un impact direct sur la santé et la productivité de vos employés ? Découvrez sans plus tarder les bonnes raisons d’améliorer la qualité de l’air dans vos bureaux. Nous vous proposerons en plus une solution efficace pour assainir vos locaux !

Quelles sont les obligations de l'employeur en matière de qualité de l'air intérieur ?

Conformément à l’article R4222-1 du Code du travail, l’employeur se doit de protéger la santé de ses employés en garantissant un air sain dans les locaux de son entreprise. 

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Que l’air doit être suffisamment pur pour : 

  • préserver la santé des travailleurs ;
  • éviter les variations excessives de température et la condensation ;
  • prévenir les odeurs désagréables.

| Précision utile : → selon le Code du travail, on entend par « lieux de travail » : “Les lieux destinés à recevoir des postes de travail, situés ou non dans les bâtiments de l’établissement, ainsi que tout autre endroit compris dans l’aire de l’établissement auquel le travailleur a accès dans le cadre de son travail.” (Article R4211-2)

Trois types de lieux se distinguent alors :

  • Les locaux à pollution non spécifique, c’est-à-dire dans lesquels « la pollution est liée à la seule présence humaine ».
  • Les locaux à pollution spécifique, dans lesquels sont émises des substances dangereuses ou gênantes.
  • Les locaux sanitaires. 

 

Quel débit de ventilation selon le code du travail ?

Les bureaux étant considérés comme des locaux à pollution non spécifique, ils doivent simplement disposer d’une ventilation naturelle ou mécanique (article R4222-4 du Code du travail). En cas de ventilation mécanique, un débit minimal d’air neuf par occupant doit être prévu.

 

qualité d'air
Source : Légifrance

Quels polluants trouve-t-on à l'intérieur des bureaux ?

Puisque l’on aborde la qualité de l’air dans les bureaux, vous vous interrogez probablement sur les polluants dont il est question, n’est-ce pas ?

Les bureaux peuvent être exposés à différents polluants de l’air intérieur, chacun ayant des impacts potentiels sur le confort et la santé des occupants. Voici un résumé des principaux polluants rencontrés dans des bureaux et de leur potentiels impactent sur la santé : 

Le dioxyde de carbone (CO2)

Le CO2 est principalement émis par la respiration humaine. Il est possible d’atteindre des niveaux intenses de CO2 lorsqu’il n’y a pas de ventilation ou si le renouvellement de l’air est insuffisant.

| Impact : → Une concentration élevée en CO2 peut entraîner une diminution de la concentration, des maux de tête, de la fatigue et des perturbations cognitives.

Les composés organiques volatils (COV)

Les COV sont principalement émis par les produits chimiques présents dans les produits d’entretien, les matériaux (murs, sols), les meubles, les photocopieuses, ou encore les produits de cosmétiques utilisés par les occupants.

Un composé organique volatil est particulièrement répandu, il s’agit du formaldéhyde. Il est utilisé comme agent de conservation et de durcissement dans certaines peintures, vernis et revêtements de bois. Il peut également être libéré par d’autres matériaux de construction comme le contreplaqué qui est souvent utilisés dans la fabrication de meubles et de placards

| Impact : → Ils peuvent provoquer des irritations des yeux, du nez et de la gorge, des maux de tête, des allergies, voire des problèmes respiratoires sur le long terme.

Les particules fines (PM2.5 et PM10)

Les particules fines sont de minuscules particules solides ou liquides en suspension dans l’air. Il existe différentes sources de pollution aux particules fines : 

  • Le matériel de bureau tel que les photocopieurs, les imprimantes laser et d’autres équipements de bureau électroniques peuvent émettre des particules fines en raison de la fusion de toner ou de l’encre.
  • Les activités humaines telles que les constructions ou rénovations dans le bâtiment ou l’utilisation de produits de nettoyage, en particulier ceux qui sont pulvérisés sous forme d’aérosol, peuvent libérer des particules fines.
  • Les particules fines provenant de la pollution extérieure peuvent pénétrer dans les bureaux par le biais de la ventilation ou de l’ouverture de fenêtres. Ces particules peuvent être dues à une pollution de source humaine (voitures, travaux,chauffage, etc) mais aussi de sources naturelles telles que les pollens ou les poussières désertiques par exemple.

| Impact : → Elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons selon leur taille, provoquant des problèmes respiratoires, des maladies cardiovasculaires.

La pollution extérieure : Dioxyde d'azote (NO2), Ozone (O3) et Dioxyde de soufre (SO2)

Les activités extérieures qui engendrent de la pollution extérieure représentent la principale source de particules fines à l’intérieur mais aussi de NO2, O3 et SO2.

Ceci est dû au transfert de ces polluants à l’intérieur lors de d’aération ou de ventilation mécanique sans l’utilisation de filtres. Les sources de pollution à l’extérieur sont principalement liées aux voitures, aux industries, aux chantiers et aux conditions météorologiques.

En fonction de l’orientation et de la localisation géographique du bâtiment (milieu urbain ou péri-urbain par exemple), l’exposition aux polluants extérieurs à l’intérieur des bureaux sera différente. 

Quels sont les effets d'un air pollué sur la santé et la productivité des salariés ?

Le syndrome des bâtiments malsains

Ce syndrome, encore peu connu, pourrait concerner 30 % des bâtiments dans le monde (habitations, lieux de travail et/ou d’apprentissage, de soin, de loisirs, d’accueil, etc.). Mais de quoi s’agit-il exactement ?

L’OMS définit le syndrome des bâtiments malsains (SBS ou Sick Building Syndrome) comme un
« excès de plaintes et de symptômes non spécifiques [céphalées, troubles de la concentration] survenant chez les occupants de bâtiments non industriels ». (Source : Atmo)
 

Les conséquences

Irritations, asthme, allergies, maux de tête, somnolence… La santé de vos collaborateurs peut se détériorer lorsque l’environnement de travail n’est pas sain ! La mauvaise qualité de l’air n’est d’ailleurs pas la seule responsable de l’apparition de ces symptômes. D’autres facteurs, tels que le niveau sonore ou encore l’éclairage dans les bâtiments peuvent en être à l’origine et contribuer à la diminution du bien-être des collaborateurs.

Vous souhaitez entretenir un lieu de travail propice à la performance et au bien-être ? S’il est vrai que la qualité de l’air n’est pas le seul critère à considérer, il semblerait tout de même que celui-ci soit un axe d’amélioration prioritaire à prendre en compte. En effet, dans l’une de ses études, David P. Wyon, professeur à l’Université technique du Danemark, établit qu’une mauvaise qualité d’air intérieur peut réduire les performances de travail de 6 à 9 %, notamment en raison des maux de tête et de la baisse de concentration qui en résultent.

Pour cette étude, les participants ayant été exposés à des niveaux élevés de CO2 présentaient des performances diminuées.

Au-delà d’une bonne qualité sanitaire, la qualité de l’air passe aussi par le confort thermique. Une étude menée par l’OQAI révèle que la 2e source d’inconfort au bureau (juste après le bruit) serait un air trop sec. En cause : une mauvaise ventilation qui peut assécher l’air intérieur. Cela peut entraîner par exemple :

  • l’assèchement des voies respiratoires nasales ;
  • l’altération de la voix ;
  • La déshydratation de la peau et des sensations de démangeaisons ;
  • La sécheresse oculaire ;
  • L’augmentation de la charge d’électricité statique dans l’air.

À l’inverse, l’excès d’humidité dans l’air peut quant à lui intensifier la sensation d’humidité et favoriser l’apparition de moisissures.

Le cas de l'open space

Qu’en est-il maintenant des open spaces, ces espaces de travail collectifs qui regroupent tous les bureaux dans une seule et même grande pièce ? Sont-ils moins pollués ? 

Que nenni ! L’étude de l’Université de Purdue de 2019 affirme que l’air y est même davantage pollué que dans les bureaux classiques. Les occupants étant plus nombreux, le taux de CO2 explose… et les substances polluantes aussi (source : Purdue). Pourtant, ces espaces partagés sont de plus en plus répandus. 

Bureau

Quels sont les coûts d'une mauvaise qualité de l'air au bureau pour l'entreprise ?

Les bureaux représentent 26 % de la consommation d’énergie en France. Et si l’on vous disait qu’une mauvaise ventilation participe à une consommation excessive et inutile d’énergie ? Pour garantir un air sain et des gains énergétiques, il convient donc avant tout de contrôler sa ventilation. 

 

énergie bureau
Source : Cerema

D’après les données fournies par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), le système de ventilation peut contribuer jusqu’à 30 % de la totalité de la consommation énergétique d’un bâtiment. L’association Négawatt avance quant à elle que désactiver la ventilation dans les espaces non occupés peut engendrer une économie de 50 % sur les dépenses liées à cet équipement, équivalant à 18 TWh. Cette mesure représente ainsi le deuxième levier le plus important en termes d’économies d’énergie envisageables au sein d’un bâtiment.

Au-delà des consommations d’énergie, une mauvaise qualité de l’air intérieur augmente l’absentéisme. Et comme vu plus tôt, elle diminue la productivité des travailleurs, impliquant indéniablement des coûts directs et indirects pour l’entreprise…

Comment améliorer la qualité de l'air au bureau ?

Vous pouvez commencer par un état des lieux : qu’en est-il de la température et du taux d’humidité dans votre bâtiment ? Ensuite, il convient de vérifier l’état de la ventilation afin de permettre une bonne aération des locaux.

Pour vous assurer que la ventilation est bien réglée selon les normes et qu’elle fonctionne au juste besoin, il est essentiel de la surveiller. Notre solution INDALO® Supervision peut s’occuper de ces réglages pour vous et garantir un air sain dans tout le bâtiment. Grâce à ses capacités prédictives, la ventilation est activée au juste besoin et au bon moment. Les données remontées sont accessibles via un tableau de bord pour vous permettre de connaître précisément l’état de votre air passé, présent et à venir.

En optimisant le fonctionnement de vos systèmes CVC via une GTB par exemple, notre solution vous permet également une baisse significative de vos consommations d’énergie.

Pour aller plus loin, saviez-vous que vous pouvez aussi labelliser votre bâtiment ? 

À titre d’exemple : 

  • BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) axé sur la durabilité globale des bâtiments. 
  • LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) axé sur la performance environnementale d’un bâtiment. 
  • WELL Building Standard axé sur la santé et le bien-être des occupants. Il évalue la performance environnementale du bâtiment.
  • IntAIRieur : une nouvelle certification environnementale axée sur la QAI.

Vous l’aurez compris, mieux vaut surveiller la qualité de l’air intérieur au bureau pour garantir le bien-être de ceux qui y travaillent. En plus d’offrir à vos employés un cadre de travail sain, vous éviterez les consommations d’énergies inutiles et les baisses de productivité. De quoi assurer le bon fonctionnement et la pérennité de votre entreprise !

Sources :

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006072050/LEGISCTA000018488852/2020-10-24
https://reseaux-chaleur.cerema.fr/espace-documentaire/consommation-denergie-dans-les-batiments-chiffres-cles-2018
https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1600-0668.2004.00278.x
https://www.oqai.fr/fr/campagnes/etat-des-connaissances
https://www.oqai.fr/fr/campagnes/officair