30 avril 2020

INDALO & COVID-19

INDALO, notre logiciel de simulation de la qualité d’air intérieur, a été pensé pour prévoir les concentrations des polluants dans un bâtiment vis-à-vis des seuils réglementaires et trouver des stratégies d’amélioration. En cela, lorsque le SARS-COV-2 (COVID-19) est arrivé en Europe, chez Octopus Lab, nous avions le sentiment de ne pas pouvoir apporter notre pierre à l’édifice pour lutter contre ce nouveau problème sanitaire alors que notre métier c’est justement d’assurer la santé dans les bâtiments.

A force de demandes de nos partenaires et de réflexions en interne, nous avons commencé à nous renseigner sur la recherche actuelle sur le COVID-19 et sur ce qui avait été fait lors de l’épidémie de SARS-COV de 2002. Une étude datant de 2017 a particulièrement retenu notre attention. Réalisée par le Département de Recherche de Boeing et une Université de Hong Kong, elle portait sur la contamination des passagers d’un avion lors de vols commerciaux au cours desquels quelques passagers malades avaient contaminé une grande partie des occupants de l’avion (passagers et personnel de bord).

Nous avons reproduit la méthodologie de ce travail et collecté toutes les données accessibles propres au SARS-COV-2 pour adapter INDALO à ce problème. Notre logiciel intègre désormais une probabilité qu’un ou des occupants soient malades, à partir d’un tirage aléatoire avec l’hypothèse qu’un occupant a 1% de risque d’être malade. 

A partir de cela, nous estimons tous les transferts possibles du virus :
– par contact rapproché
– par transmission dans l’air du virus sur les particules fines expirées lors d’une quinte de toux
– par le toucher des surfaces contaminées par contact par les malades

Nous avons intégré des données issues des études ayant estimé les temps de survie du covid dans les aérosols, sur les surfaces des objets, etc. Enfin, de par notre connaissance du SARS-COV de 2002, nous avons une estimation de la dose de SARS-COV-2 à assimiler pour avoir 50% de risque d’être contaminé également.

La finalité de l’exercice ? Fournir une estimation du risque de propagation du virus au sein d’un bâtiment.

Exemples : 

  • reprise de l’école le mardi 12 mai. Quel impact de faire entrer 30 élèves par classe plutôt que 15 ?
  • reprise du travail en présentiel le lundi 18 mai. Au sein de mon entreprise, pour un malade présent dès le lundi, combien y aura-t-il de contaminés à la fin de la semaine ?

A partir de tout cela, nous faisons des simulations pour comparer des scénarios et évaluer le risque de transmission entre occupants et trouver comment limiter la propagation avec la meilleure stratégie de ventilation.

Parmi ces stratégies, on aura, par exemple, les impacts : du nettoyage, de la ventilation, de l’ouverture des fenêtres, de l’apport d’air neuf vs recirculation d’air, de la filtration, de la limitation du nombre de personnes par espace, du port généralisé du masque, etc

Chez Octopus Lab, nous ne trouverons pas de vaccin pour le SARS-COV-2 mais nous pouvons désormais vous aider à limiter sa propagation au sein de vos bâtiments et prendre les bonnes décisions.

Télécharger la plaquette
« Etude sur le risque de propagation du coronavirus »

Télécharger le cas d’étude sur une école