8 mars 2017

Impact sanitaire de la pollution de l’air

Malgré le caractère anxiogène qui se cache derrière la question : « la pollution de l’air, quel impact sur notre santé ? », il est nécessaire d’évoquer, comprendre et détailler les effets néfastes d’une qualité de l’air dégradée.

A travers le monde,  les chiffres sont nombreux, tous accablants et difficiles à prendre en main pour apporter une réponse simple. On parle donc de :
– plus de 2 millions de décès prématurés chaque année sont attribués aux effets de la pollution de l’air.
18% des naissances prématurées dans le monde qui sont dues à la pollution de l’air
25% des décès d’enfants de moins de 5 ans sont causés par la pollution (eau, air, sols, intoxications) avec comme première cause les infections respiratoires provoquées par la pollution de l’air.

A l’échelle européenne, le programme CAFE (Clean Air For Europe) estime le nombre de décès prématurés à plus de 300 000 pour l’Europe rien que pour l’exposition aux particules fines, soit une moyenne de 9 mois d’espérance de vie perdue.

En France, selon la méthode utilisée on présente la pollution de l’air comme responsable de 48000 décès par an ou d’une réduction de l’espérance de vie de 6 mois en zone rurale à 36 en zones urbaines (pour la région Parisienne et le Nord).

Ainsi, ce qui pousse à nous préoccuper de l’air intérieur part d’un constat simple : nous passons 90% de notre temps à l’intérieur de bâtiments. Or les campagnes de mesures, de plus en plus nombreuses, montrent que la pollution de l’air intérieur est tout aussi nocive que la pollution de l’air extérieur. En effet, dans l’air intérieur, on retrouve en moyenne des niveaux 5 fois plus élevés de composés organiques volatiles (COV) que dans l’air extérieur. Les polluants extérieurs sont également présents (apportés par la ventilation ou par infiltration). Le radon (gaz provenant des sols granitiques) se retrouve en air intérieur et est responsable de 25% des cancers du poumon en France.

Le coût de la pollution de l’air intérieur est estimé pour la France à environ 20 milliards d’euros par an (Anses, 2014). Ce coût est estimé en tenant compte des frais médicaux, de la perte de productivité au travail et des coûts associés à tous les autres aspects dégradés par la pollution intérieure.

L’ensemble de ces données représente un faisceau de preuves montrant qu’il est nécessaire de traiter cette thématique au plus vite. Dans les pays développés, l’impact de la pollution de l’air est le plus souvent un mal diffus (hors pics de pollution donc) mais il reste réel. L’OMS estime que 30% des immeubles sont atteints du syndrome du bâtiment malsain.

La pollution de l’air est un problème multi-critères puisque de nombreux types de polluants aux origines et conséquences variées sont à prendre en compte.

Cependant, nous ne sommes plus obligés de subir la pollution ! Des matériaux non polluants aux purificateurs d’air en passant par la filtration de l’air insufflé par les ventilations, un panel d’outils sont à envisager pour améliorer la qualité de l’air. Afin d’évaluer le bénéfice de chaque solution, Octopus Lab apporte son expertise aux concepteurs de bâtiments pour améliorer la qualité de vie dans les environnements intérieurs.